C’est du grand n’importe quoi ! Un article digne de la Nomenklatura, tout juste bon à passer dans la Pravda de la grande époque !
L’URSS est morte de sa propre incapacité à se réformer d’un système économique, politique et social qui n’a jamais véritablement marché et que seule la dictature du PCUS maintenait avec un minimum de cohésion.
L’URSS a commencé à mourir avec la mort de Brejnev : le Politburo l’a remplacé par Andropov, puis après sa mort rapide par Tchernenko, qui était tellement usé qu’il a passé pratiquement tout son règne de 10 mois à l’hôpital.
Voyant que la génération brejnivienne était mourante, le Politburo n’a eu d’autre choix que de désigner un membre de la génération suivante, Gorbatchev.
Ce dernier a voulu réformer ce qu’il n’allait pas dans le pays : incapacité de produire suffisamment de biens pour contenter les besoins même basiques de la population, retard technologique croissant avec l’Occident, production industrielle négligée par des travailleurs qui ne tirent aucun bénéfice de leur travail, et qui donc se désintéressent de leur productivité.
Symboliquement, ce sont les catastrophes naturelles du tremblement de terre d’Arménie et humaines de Tchernobyl qui ont montré au monde que le système soviétique ne produisait rien de valable : les victimes arméniennes sont mortes quand les bâtiments bâtis sous Staline et Brejnev se sont effondrés, alors que les immeubles plus anciens, et mieux construits avec des matériaux de meilleure qualité, ont eux résisté.
Tchernobyl lui a démontré le retard technologique incroyable des soviétiques : une centrale aux normes occidentales, pourvue d’une simple enceinte de confinement, aurait empêché la dispersion de la majeure partie des polluants radioactifs.
Gorbatchev a voulu réformer tout cela, mais cela n’était aps possible sans admettre les mensonges débités par le Politburo. Révéler les mensonges, c’était aussi briser la confiance en la parole du Grand Frère qui se révélait aussi incapable d’empecher la radio et la télévision occidentale de diffuser en Europe de l’Est.
Par la suite, l’ouverture du Rideau de Fer entre la Hongrie et l’Autriche a crevé l’abcès et déclenché l’hemorragie qui a vite emporté la RDA, la Pologne et la Tchécoslovaquie. La Roumanie et la Bulgarie, et enfin l’Albanie passèrent du coté Ouest alors que sachant que le PCUS n’avait plus ni les moyens ni la volonté d’envoyer les chars pour réprimer, les états baltes (Estonie, Lituanie et Lettonie) se sont affranchis du Grand Frère en déclarant leur indépendance.
Dépassé par les événements, Gorbatchev est alors victime d’un coup d’Etat perpetré par des conservateurs menés par Ianaiev qui tentent de reprendre les choses en main.
Mais la population moscovite, qui a gouté à la potion Glastnost et Perestroika, ne l’entends pas de cette manière et elle résiste, galvanisée par la présence d’un Eltsine qui y gagne ses galons de leader national et qui porte le coup fatal à l’URSS en en retirant la Russie par un vote du parlement local.
Alors non, l’Occident n’a pas tué l’URSS. Elle a fait ça toute seule.