Qui sont ces illuminés qui nous désolent ?
Avertissement : toute ressemblance avec des faits avérés serait purement fortuite. Sur ce texte, j’ai fait apparaître en vert parties du sketch faisant référence à des faits et incongruités de la théorie officielle qui peuvent être sourcées et qui ont été ignorées ou sous-estimées dans l’enquête parlementaire.
Synopsis :
Par chance, on a retrouvé un échantillon des pensées qui assaillirent Ossama Ben Laden, peu avant de donner son feu vert, pour lancer l’opération 911. Foi et Raison se livrèrent une lutte à mort dans son cerveau. Qui mourut au terme de cette lutte ? Chacun jugera.
Monologue intérieure d’Ossama Ben Laden quelque part à la fin du mois d’août 2001.
« Voyons objectivement les choses - je suis pas ingénieur de formation pour rien - l’opération que j’ai conçue de longs mois durant avec mon fidèle lieutenant Khalid Sheik a grosso modo cinq chances sur un million d’aboutir au résultat escompté, à savoir la destruction des tours, du Pentagone et de la Maison Blanche...
Nullement vaincu par ce constat qui en aurait découragé plus d’un, la partie la plus active de son cerveau, répondit du tac au tac : Mais, avec l’aide de Dieu, mes gars pourront réussir l’exploit ! Et puis, ils ont tourné leur vidéo d’aveux. Faut bien que cela serve à quelque chose, hein. On s’est pas tappé cinq jours de tournage pour rien quand même !
Il se livra alors à des prières :
Mes élus, bien que fichés pour certains, passeront les contrôles de sécurité aux aéroports, Allons Ossama, pensée positive, pensée positive ! Tu va quand même pas croire qu’ils centralisent les données aux Etats-Unis, non plus ?
Le trouble-fête intervient à son tour : Mais pourquoi Diable a-t-il fallu que mes pirates se soient fait ficher comme des débutants par les fédéraux. Pouvaient pas rouler normalement les cons, manquerait plus qu’ils s’affichent dans des bars tariffés et essayent d’escroquer les tenanciers de bars pour pas un pennie *...
Mamamia, qu’est-ce que j’ai fait au bon Dieu, se hasarda la partie la plus sombre de son cerveau, avant d’être promptement coupée par celle du Prophète visionnaire, reprenant sa litanie incantatoire :
Mes élus prendront sans coup férir le commandement des avions en menaçant le personnel de bord et les centaines de passagers avec leurs cutters et en tuant certains, s’il le faut. Je n’en doute point car les occupants de l’avion proviennent du royaume du Grand Satan et somme toute, sa partie la plus aveugle lui dicta-t-elle, ce sont quand même tous des lâches et des bons à rien !
Il poursuivit , plongé dans ses noires résolutions : »Avec leur stature de bodybuilder soudanais et leur entraînements répétés dans les montagnes désolées de Bora Bora, mes élus neutraliseront les commandants de bord avant qu’ils n’aient pu être alertés par le ramdam et les cris de paniques qui seront parvenus à leurs oreilles. J’ose pas imaginer qu’ils échoueront à les prendre par surprise...«
Ah oui, mais je pense à truc, faudra pas qu’il s’écoule trop de temps entre les prises d’otages parce que sinon, l’alerte pourrait être donnée aux pilotes aux commandes des vols et cela risquerait de tout foirer...
Allons donc, chasse, Ossama, cette idée absconde qu’ils pourraient échouer et tomber sur des durs à cuire qui auraient été prévenus entre temps des détournements en cours. On peut toujours imaginer le pire mais, après tout, les pilotes ne sont pas non plus des militaires quand même...
Mes élus prendront ensuite, par la grâce du Dieu Suprême, les commandes des avions et c’est là que toute la science de la conduite qu’ils auront acquise lors de leur séances approfondies d’initiation au Cesna dans les écoles militaires réputées de l’ennemi, leur permettra de diriger leur char ardent vers ces symboles de la toute puissante malfaisance américano-sioniste : les tours du WTC, le Pentagone et la Maison Blanche, en cerise sur le gâteau ; peu importe qu’ils auront préalablement dû débrancher leurs transpondeurs pour devenir invisibles sur les radars (civils... et mince alors, qu’est-ce que j’ai fait des militaires ?) ; ils voleront, que dis-je ils fuseront à 850 km/h par la seule force de leur volonté de réussir, la communication radar éteinte... De toute façon, l’assistance des pilotes au vol, voilà bien un gadget occidental, une invention parfaitement futile. Manquerait plus qu’ils aient inventé un système de prise des commandes des vol à distance, non mais, arrête de délirer Ossama.
Mes martyrs réussiront, Inch’ Allah, à effectuer les manoeuvres d’approches qu’on a répétées avec Khalid dans notre grotte super équipée d’un aéroport international en miniature.... Ok, je sais, ce ne sont pas les plus aisées, ces manoeuvres, mais bordel de Dieu (Enfin Ossama, tu t »oublies) on est pas des tapettes, non plus...
Oh faut pas que j’oublie, post-it n°1 : Transmettre asap à Foxnews les plans de ma grotte que même James Bond y rêverait pas d’avoir la même ! Cela va en jeter. Pensaient pas les incultes qu’on pouvait mettre autant de choses dans une montagne, hein, au nez à la barbe de leurs satellites... Hmm... je savoure leur ignorance autant que leur incompétence !
Négligeable est le risque que mes élus s’écrasent lamentablement au sol ou perdent de la puissance et de l’équilibre s’ils venaient à heurter ces satanés obstacles et lampadaires qui se dressent sur les quelques dernières centaines de mètres du chemin de leur gloire éternelle. Les lâches, ma main au feu qu’ils les ont foutus exprès, rien que pour m’embêter, j’en suis sûr. Je me disais bien qu’ils avient prévu autre chose que les radars... Pour empêcher d’atteindre cette partie tant convoitée, ce saint des saint du Pentagone, en fin de rénovation et donc largement inoccupée mais où se trouvent réunis ce qui se fait de pire dans cet antre du Diable qu’est le Pentagone : ses analystes comptables, mes ennemis jurés... J’ai toujours détesté la comptabilité, c’est pas mon numéro 2, qui va me contredire.
Tout aussi négligeable est le risque que mes élus se fassent intercepter par la chasse militaire. Dans une telle administration dégénérée, comment douter qu’elle puisse offrir l’organisation et la célérité requises pour mettre à mal mon opération. Aucune prière n’est nécessaire pour appeler de mes voeux la désorganisation des services de la défense américaine. Car ces plaies gangrènent le Grand Satan et moi Ossama Ben Laden, je sais plus que tout autre que la défense de la plus grande puissance occidentale ne dépasse en réalité pas celle des îles Samoa !
Avec encore un peu de chance, et Dieu sait que tu en as, Ossama, tu peux être certain qu’ils nous ont organisé des exercices de simulations d’attentats ce jour là... Tiens, d’ailleurs, j’ai fait un rêve : ils en prévoyaient 13 simultanément le 11 septembre et il régnait le chaos intégral dans le ciel des USA. Merci, Allah, d’éclairer ma route par ces ces présages.
C’est alors qu’apparut, sans prévenir, un brusque assaut trouble-fête de la partie raisonnante du cerveau du poète salafiste :
Comme s’il fallait un obstacle supplémentaire à notre vaste entreprise, vla ti pas que j’apprends par un de mes gars que les services US ont cueilli un de mes disciples les plus turbulents. Tiens, cela me fait penser, faut que je le note sur mon post-it : ne pas oublier de dire dans les vidéos d’aveux que je dois tourner plus tard (je vais d’abord nier pour les désarçonner, ils ne comprendront plus rien, les pauvres) que Z. Moussaoui, mon, en un temps préssenti, vingtième pilote est étranger à cette glorieuse opération et que je ne l’ai pas choisi car il n’était pas assez fiable*. Y serait quand même pas cap de cafter si les ricains poussent un peu les interrogatoires ? Non, je me fais des idées là. Me ferait pas ça, le bon Zacarias quand même... Purée, j’aurais quand même mieux fait de serrer un peu mon casting, quand j’entends qu’en plus de cette tuile de dernière minute, il y a Atta qui est pas foutu d’atterrir un coucou après toutes les heures de vol que je lui ai payées.
Suivit un élan subit de découragement - que des mauvaises langues pourraient nommer réalisme - : Et non d’une vierge, avec ce dernier coup dur, il doit me rester à vue de nez deux chances sur un million de le réussir ce coup. Cela fait peu tout de même...
Auparavant, il avait grommelé en pensée : Mêmes pas foutus de guérir mes reins, ces americi. Je douille un max pour me payer une consultation dans un hôpital de Dubai. Je prends le risque insensé de me faire chopper dans une clinique US alors que je suis placardé comme le most wanted guy de l’Univers (visible)*. Résultat : j’ai encore plus mal qu’avant et la gueule de cierge que j’affiche me fait craindre que d’ici peu de temps, je serai juste bon à rejoindre le Musée Tusseau.
Mais la foi inébranlable d’Ossama surgit là encore pour dissiper les sombres nuages qui s’annoncelaient :
Je me sens mal, j’ai les reins déchiquetés mais qu’à cela ne tienne, je ne suis pas le criminel le plus recherché au monde pour rien. De toute façon, qu’est-ce que je risque si cela tourne mal ? Ils auront aucune preuve contre moi et je pourrai toujours nier... A bien y réfléchir, si cela tourne bien aussi d’ailleurs ! Et puis, dans le pire des cas, ils me trouveront jamais car j’ai la moppette de mon pote, le Mollar Oma...
Tout mis dans tout : Let’s roll et ferme ta gueule, oiseau de mauvaise augure, bon sang, arrête donc de te disperser dans de stériles conjectures, faut encore que tu planches sur l’anthrax !"
Alors...
Qui sont ces illuminés qui nous assomment ?
Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page
Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.
Agoravox utilise les technologies du logiciel libre : SPIP, Apache, Ubuntu, PHP, MySQL, CKEditor.
Site hébergé par la Fondation Agoravox
A propos / Contact / Mentions légales / Cookies et données personnelles / Charte de modération

