@ Gazi
Notre phobie raciste est en partie la peur du connu. Notre
savoir agite le
gyrophare à la première alerte, quand le mensonge psychologique du déjà
connu détecte la menace. Qualité du savoir, raisonné authentique, où
savoir illusoire, fantasmatique ou sophiste, le problème est ailleurs. Le
problème est émotionnel et projectif.
Bref, l’islamisme, le judaïsme, le christianisme, le bouddhisme...etc,
existent, le fondamentalisme également, dans toutes les manifestations
religieuses.
Les signes extérieurs fleurissent avec plus ou moins de bonheur. Si
vous croisez un moine tibétain voilé de rouge et d’or, le ressentiment
n’est pas dominant. Imaginez un pékinois qui fait la même rencontre, on
peut appréhender une légère tension, au mieux. Un profond trouble au
pire. Ce personnage riche en lumière n’évoque rien de passionnel pour
nous, il nous semble simplement étranger, sur une autre planète. Pour
un chinois, il évoque un frère en révolte, une épine déstabilisante
dans sa chair. Le racisme est ici la peur du connu.
Les petites maghrébines des banlieues sont peut être dans la peur. Les
grands frères veillent en machos protecteurs dans
leurs rêves
traditionnels chimériques de contrôle sur les femelles. Elles se
couvrent pour se protéger de la connerie
du mâle incolore toutes ethnies confondues. Elles se couvrent parce
qu’elles traversent l’adolescence dans l’auréole mystique...mais aussi
quelques fois, pour emmerder le monde. L’effet est garanti.
Ce n’est pas sans déplaire aux
« fous de Dieu » caressant leurs rêves interlopes de domination
mystico-politique.
Le pathos religieux épouse toutes les confessions
religieuses et concernent tous les hommes.
N’oublions pas la petite famille musulmane modeste de nos banlieues,
qui cultive l’humanité dans la foi et la simplicité. Famille paisible
et solidaire, comme il en existait en France au XIX et XX ème siècle.