« Mais ce que vous disiez auparavant, c’est que les sans-papiers en centre de rétention étaient rentrés illégalement en France.
Or c’est faux, certains sont rentrés légalement en France avec une carte de séjour ou un visa qui n’aura pas été renouvelé(e). »
Donc ils ont des papiers ?
On résume, le terme « sans papiers » est attribué à une catégorie de migrants particulièrement distraits qui perdent tous leurs papiers une fois arrivés en France et qui en plus ne se souviennent plus de quel pays ils proviennent.
Comme ils n’ont pas de papiers, ils sont de facto en état de clandestinité mais comme on ne peut pas prouver d’où ils viennent on ne peut pas les renvoyer nulle part. On les place alors dans des centres de rétention, saturés, le temps de savoir qui ils sont. Si les pays d’origine trainent trop à les reconnaitre alors nous les relâchons dans la nature (à la grande joie de certains profiteurs) car nos lois nous interdisent de les détenir indéfiniment.
Voilà d’où vient le terme « sans papiers ».