Sceptique ou pas, il y a des vérités scientifiques que l’on ne peut ni nier ni mépriser, l’atmosphère n’est pas un jouet, on ne fait pas n’importe quoi avec :
« L’excès de CO2, dit hypercapnie, n’a dans un premier temps pratiquement pas d’effet sur l’organisme. A partir d’une teneur d’environ 3% dans l’air inspiré l’hypercapnie entraîne des troubles sous forme de maux de tète, des nausées des bouffées de chaleur et autres manifestations. Au dessus de 5%, les troubles deviennent très gênants avec étourdissement et troubles visuels. Entre 8 et 10% les troubles sont très importants et le Temps de Conscience Utile réduit à environ 2 minutes. L’effet le plus important de l’hypercapnie et l’accélération de la ventilation pulmonaire qu’il déclenche à partir de 4% de teneur en CO2 de l’air. L’organisme cherche par ce moyen à accroître son apport en oxygène réduit par l’excès de CO2 dans l’air inspiré. Cette accélération réflexe accélère l’intoxication si d’autres produits toxiques sont présents dans l’air inspiré comme c’est souvent le cas lors d’un incendie. Par exemple, la combustion lente de la mousse d’un siège, va produire du CO et du CO2 et également d’autres gaz très toxiques qui vont ainsi par l’effet de la présence en excès de CO2 être inspirés plus rapidement. Règlementairement, en aviation comme en milieu confiné, la teneur en CO2 de l’air respiré ne doit pas dépasser 0,7% en mode normal et 2% en mode dégradé. »