@ sissy
Bonjour et joyeuses fêtes
Ce qui rend sympathique, à mon sens, les prestations et la personnalité de l’homme sensoriel, oral, pratique de Sancho, c’est le jeu psychologique qui s’instaure entre les deux personnages dissemblables, représentant les extrêmes du comportement humain. C’est l’ombre et la lumière. L’un ne peut exister sans l’autre et vice versa.
D’autre part, Sancho est sédentaire, il traduit par son aspect morphologique un besoin de s’enraciner...sa vocation n’est pas le nomadisme du cavalier...sur un âne...
L’esprit de service et la sympathie qu’il témoigne pour son maitre peuvent expliquer ce contre emploi.
Au fond, c’est la vision horizontale de l’anti-héros.
En revanche, votre intérêt pour Jeanne, construit l’image d’une valkyrie, d’une Diane dans la verticalité...au fond, d’un Don Quichotte« féminisé » ...quoi que.
Dans les années 20, un écrivain de génie, Joseph Delteil, reçut le prix fémina pour son ouvrage sur Jeanne d’Arc. Défini comme un météore baroque, au style truculent et fougueux, marqué par les surréalistes d’André Breton, il propulse une héroïne qui peut choquer les mentalités classiques. Curieuse alliance de mysticisme et de parfum de terre...paysanne en lévitation.
Si vous recherchez l’histoire authentique de Jeanne ne lisez pas Delteil.
A part cela je vous remercie pour ce petit coucou.
jack