Camus aimait les mythes et s’entourait de mystère. C’est normal. Il était fragile, fier et solitaire. Mais il n’a voulu ignorer aucune des servitudes de son époque. C’est le devoir des dieux de faire semblant de ressembler aux hommes. Le spectacle de la beauté avait d’abord été sa richesse, avec le silence et l’effacement de sa mère. Ce qu’il a tenté, c’est de transformer le monde en tâchant de lui rendre au moins la justice« justifiable » et le bonheur « significatif ». Il incarnait la figure du juste car il avait appris à l’école des grecs le goût de la...mesure, en quelque sorte l’équilibre entre courage et contemplation.
Pour moi son plus beau livre est son dernier « Le premier homme ».
Et bonne et riche année pour vous. Qu’elle soit inspirante.