"D’accord avec vous, mais il faut après bien prendre en compte que les
banques publiques et les banques privées ont crée de concert la même
monnaie pendant des siècles, si bien que l’on a du mal à savoir qui
avait le vrai pouvoir. «
Exactement. Mais comprendre, déjà, que ce n’est pas que depuis 73 que les banques créent la monnaie est une bonne chose. La plupart des avoxiens sont, semble-t-il, persuadés qu’avant 73 seul l’Etat avait ce pouvoir.
Ce que l’Etat a perdu en 73, c’est la possibilité d’être son propre créancier, de s’autoemprunter de l’argent, bref d’être juge et partie.
»L’interêt n’étant pas une monnaie qui a été crée (appellée amonnaie ou
monnaie négative ou interêt non monétisée) celà ammène forcément à
l’accroissement géométrique (car les intérêt sont calculés en taux) de
la masse monétaire."
L’intérêt est un coût, une dépense. Ce n’est pas de la monnaie créée, mais de la monnaie existante qui change de main. Ce n’est pas un objet de la même nature puisque l’intérêt en lui même ne crée pas de nouvelle monnaie.
Lorsqu’un emprunteur emprunte pour payer ses intérêts, il y a deux étapes :
1) l’emprunt, qui crée de la monnaie et augmente la dette
2) le transfert de cette monnaie de la poche de l’Etat vers celle de ses créanciers sous forme d’intérêts.
Si l’emprunte n’emprunte pas, il utilise de la monnaie prééxistente.