Certaines pratiques sociales instituent le tutoiement dans la communication, comme par exemple les radioamateurs, les enseignants, les militants politiques et syndicaux, les échanges sur forums Internet (pour un courrier électronique en revanche, cela dépend surtout de la manière dont on aborde la personne). La motivation informelle commandant le tutoiement dans ces contextes est que tous les membres de la communauté concernée sont des pairs, et dans ces cas l’usage du vouvoiement établirait une distance ou une hiérarchie.
La distinction T-V varie également en fonction de la zone francophone : un Québécois, par exemple, utilise plus facilement le tutoiement qu’un Français, alors qu’à l’inverse (voir ci-après) un Wallon l’utilise moins facilement ou fera varier cet usage selon des conditionnements contextuels très différents.
Français de Belgique [modifier]En français de Belgique, l’usage est généralement le même que celui du français standard. Cependant, il existe des interférences linguistiques d’une part avec le néerlandais (et plus généralement avec les dialectes germaniques de la région) et le wallon[10] pouvant influencer le français parlé par les personnes dont le néerlandais ou le wallon est la langue maternelle ou en tous cas régulièrement pratiquée :
Il existe en hongrois une distinction d’une part entre deux niveaux de politesse en plus du tutoiement, d’autre part de formes permettant toujours de différencier le nombre des personnes auxquelles on s’adresse.
On a donc six formes là où le français en a deux (tu, vous), l’allemand trois (du, ihr, Sie), l’espagnol standard quatre (tú, vosotros, usted, ustedes), l’anglais moderne une (you), et l’espéranto une (vi).
Remarques
Grammaticalement, te et ti sont des pronoms personnels, tandis que maga, maguk, ön et önök sont traités comme des substantifs (noms). Maga/maguk est une forme également utilisée comme pronom réfléchi de troisième personne. Comme dans d’autres langues européennes (portugais, italien...), le vouvoiement est fréquemment exprimé par la reprise du titre porté par la personne, le verbe étant conjugué à la troisième personne : « Doktor úr szeretne még egy kávét ? » = « Monsieur le Docteur aimerait-il encore un café ? »
Dans une langue qui peut être considérée comme provinciale ou désuète, le verbe plaire (tetszik, « il (vous) plaît) est utilisé comme auxiliaire de vouvoiement : « Honnan tetszik jönni ? » = « D’où vous plaît-il de venir ? (D’où venez-vous ?) ». Cet usage est à l’origine de la forme figée tessék, universellement employé comme auxiliaire de vouvoiement de l’impératif : « Tessék leülni » = « Qu’il vous plaise de vous asseoir (Veuillez vous asseoir) ». On peut rapprocher ces usages du verbe plaire de la formule française de demande polie « S’il te plaît »/« S’il vous plaît ».
La langue plus ancienne faisait également usage de pronoms tels que kend, issu de kegyelmed = « ta grâce ».
En irlandais [modifier]En irlandais, la distinction T-V dépend uniquement du nombre. « tú » (tu, prononcer tou) s’emploiera au singulier et « sibh » (vous, prononcer chive) s’emploiera au pluriel, sans notions de registres de politesse.[11]
Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page
Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.
Agoravox utilise les technologies du logiciel libre : SPIP, Apache, Ubuntu, PHP, MySQL, CKEditor.
Site hébergé par la Fondation Agoravox
A propos / Contact / Mentions légales / Cookies et données personnelles / Charte de modération

