"Pourtant dans sa profonde détresse,
Pierre Priolet propose
une solution. Il demande que chaque exploitant agricole ait la
possibilité de vendre 1000 m2 (ce qui est une paille sur les hectares
qu’il gère) et que cette parcelle soit classée constructible."
C’est effectivement une bonne solution, je ne vois pas de quel droit l’état décréte ce qui est constructible ou non. C’est un combat légitime qui vaudrait bien un peu de fumier devant les préfectures et qui change des jérémiades habituelles.
Sur le prix des fruits et légumes, le monde agricole est victime de son succès. On peut mécaniquement inonder le monde de goldens (et autres produits agricoles). Et donc, la marge sur cette production agricole devient très faible. L’industrie commence à souffrir du même problème. Le profit ne se fait plus sur la production de biens physiques car le marché est trop vite saturé. Et effectivement le plus sage serait d’encourager les agriculteurs à la reconversion en le permettant de :
- Repayer leur dette sans se mettre en faillite (ce que la conversion de terre agricole en terre constructible permet).
- Réduire volontairement la surface agricole française (afin d’éviter les surproductions à l’avenir). La encore, un terrain constructible ne sera plus cultivé.
- Tirer un bénéfice de ses terres qui lui permettra de vivre tranquillement jusqu’à la retraite. (La encore, la conversion en terrain constructible le permet).
Bien sur, les agriculteurs proches des villes seront fortement favorisés à ce jeu la. Cela les encouragera fortement à vendre ou à construire et libérera du terrain pour la ville. A l’inverse ceux situés plus loin et dont les terrains ont moins de valeur (mais ont plus de facilités a avoir de grandes surfaces continues) bénéficieront d’une chute de la production et donc d’une hausse des prix.
Alors un peu de courage messieurs les politiques, libérez la construction (partout !) et le sort des agriculteurs s’améliorera (beaucoup !).