Les chutes de rochers, ausi bien à Yosemite qu’aux Drus (ou ailleurs dans les mêmes conditions) ne sont pas comparables à des chutes de bâtiments, aussi massifs soient-ils, pour la simple raison que dans le cas des rochers, c’est tout un ensemble de roches compactes qui tombe en chute libre (ou presque) comme une boule, et tous les éléments de cet ensemble possèdent la même énergie potentielle, car ils tombent tous de la même hauteur, alors que dans le cas d’un immeuble l’énergie potentielle de chaque élément diminue jusqu’à zéro du sommet au sol (à supposer qu’il soit en chute libre). De plus, il faut tenir compte que la roche compacte percute le sol ponctuellement en une fraction de seconde, créant un Dirac, contrairement aux débris d’un immeuble qui mettent 10 secondes pour atteindre le sol. Au passage, dans mon article, j’avais indiqué que la création d’ondes sismiques par la simple chute des tours aurait un sens si ces tours étaient rassemblées en une boule compacte tombant à une vitesse météoritique...
Or, Baréty-Mooréa-Quirant cache soigneusement cette différence fondamentale, créant le même type d’entourloupe que celle qui a consisté à cacher que seuls les sismomètres situés près de la source avaient « enregistré » la chute du bâtiment à Oklahoma City.
Ainsi, à Yosemite, les enregistrements sismiques correspondent à l’impact (en fait, il en eu deux bien séparés dans le temps et l’espace) de 80000 tonnes de roches compactes tombées d’un bloc (pour chacun des deux impacts) en chute libre de 700 mètres de hauteur, et aux Drus, la chute a été de 450 mètres de hauteur. Et, comme par hasard, Baréty-Mooréa-Quirant ne mentionne pas ces hauteurs de chute dans les comparaisons entre Yosemite, les Drus et le WTC !! Et, alors même qu’Il mentionne une vitesse de chute dans chacun des cas, il se garde bien de commenter le résultat où il la vitesse de chute pour le WTC est très inférieure à celles des deux autres cas !!
Subsidiairement, je relèverai un certain nombre d’erreurs, dont certaines entraînent une conclusion erronnée.
- Ainsi, les hautes fréquences d’une onde provenant d’un Dirac sont plus vite atténuées que les basses fréquences en fonction de la distance parcourue (dérive vers les basses fréquences avec la distance). Et contrairement à ce qui est écrit, les explosions génèrent des fréquences voisines des tremblements de terre, c’est-à-dire voisines du Hertz, comme c’est le cas pour le WTC (chutes et soi-disant impacts).
- Le « ratio » des amplitudes des différentes ondes (P, S et Rayleigh) dépend du type de sismomètre et donc de la composante enregistrée et du filtre fréquentiel du sismomètre ; autrement dit, aucune conclusion péremptoire ne peut en être tirée !
- La comparaison des « durées » du signal sismique ne veut rien dire pour deux raisons : 1) ce signal se décompose en ondes de vitesses différentes, et 2) chaque onde s’étale avec la distance parcourue. Autrement dit, plus la distance parcourue est grande, plus le signal sismique sera étendu...
- Le début du signal sismique est aussi « franc » pour une explosion que pour une percussion. C’est lors d’un tremblement de terre, qu’il est moins net.
En conclusion, il est vraiment difficile de trouver des éléments crédibles pour une démonstration impossible de la version officielle. Et la démarche est d’autant plus délicate quand on ne maîtrise pas la discipline dont on parle !!!!
Bien amicalement,