@DEEVIN
Les élites du système voulait l’argent du beurre sans avoir à produire de beurre.
Augmenter leur richesse, mais sans payer de salaire.
Augmenter leurs avoirs monétaires, mais sans créer d’infrastructures de production.
Augmenter leurs capitaux, mais sans que personne n’y travaille.
Bref, ils n’ont fait qu’augmenter la paperasse, celle qui assure de leur droit de posséder - titre, bons, cds, actions, obligations...-, tout en détruisant peu à peu tout ce qui peut l’être - usines, services publics - biens communs.
Leur conception économique, basé sur cette illusion de la puissance garantie par le droit légal et contractuel, a produit l’annihilation de l’économie réelle, qui est physique, et qui est seule en capacité de produire les biens tangibles qui peuvent être possédés.
Le point actuel est que c’est la puissance légale qui vacille, ce qui menace objectivement leurs possessions virtuelles.
L’étape envisagée semble être de faire des politiques draconiennes. L’exemple de Dracon est bien choisit, puisque cet homme politique grec antique a légiféré pour que les gens payent leur dette de leur liberté, c’est-à-dire qu’il a établit l’esclavage pour dette. Les politiques veulent-ils nous emmener vers cette étape ultime ? Lorsqu’il n’y a plus d’objet à posséder, le droit de propriété s’étend aux hommes.
Les pays émergents ne sont pas tombés dans cette illusion : leur misère matérielle leur fait bien comprendre que la puissance d’action dans le monde est matérielle. Les petits-bourgeois d’occident - tellement gavé d’abondance - en sont venu à cette croyance irrationnelle que ce sont des petits papiers qui ont une importance.
Ainsi, nos élites, après avoir détruit toute la puissance de nos pays, se retrouvent maintenant à poil (et nous aussi, mais depuis plus longtemps). Les pays émergents n’auront ainsi plus qu’à nationaliser les entreprises que nous y avons délocalisé, et l’annihilation de l’économie « occidentale » sera achevée.
Les infrastructures matérielles converties en papier, la puissance de faire respecter la valeur du papier disparue, car sans puissance concrète, le papier partira en fumée.
Ayant tout perdu, ils ne leur restera plus qu’a posséder les hommes.
Mais toutes ces bouches inutiles à nourrir...