La vie étant faite de choix, surtout quand on dispose d’un minimum d’aisance, on ne peut à la fois vouloir être maman, à fond, de plusieurs enfants, et exercer une carrière qui requiert la totalité de ses disponibilités. Ou alors disposer d’un mari « au foyer » (il y en a). J’ai l’impression, pour abonder dans le sens de l’auteur, que beaucoup de femmes modernes considèrent l’investissement dans leur métier et la maternité comme des droits inaliénables, alors qu’il faut soit alterner, soit choisir. Bien enendu, le même raisonnement peut être opposé aux cumulards de la politique ou des Conseils d’administration. Malheureusement le féminisme subit comme tout courant les effets de mode - hier c’était la carrière à tou prix et la dévalorisation de la maternité, à l’heure actuelle la maternité devient un « must » (voir ce qu’E. Badinter a dit là-dessus) tout en vantant le surinvestissement dans la carrière. Je trouve profondément hypocrite et dommageable de vouloir faire « des bébés » puis de ne rien rogner sur sa « carrière » pour confier lesdits petits, à longueur de journée, à des nounous analphabètes.
On ne peut être au four et au moulin.