@ epapel
1 - « Les solutions que vous préconisez sont plus chères... »
Votre remarque est de moins en moins justifiée. Ainsi, l’essence de synthèse réalisée à partit de charbon est estimée compétitive dès que le prix du pétrole dépassera durablement 80 dollars le baril. Les agro-carburants de troisième génération ne font que démarrer, et sont produits dans des unités industrielles pilotes. Le rendement exceptionnel de cette bio-technologie, les investissements modérés qu’elle suscite, les progrès à attendre à court terme du génie génétique appliqué aux micro-algues permettent d’envisager un développement rapide d’ici quelques années. En comparaison, les coûts nécessaires à la prospection de nouveaux gisements pétroliers atteignent vite des sommes prohibitives (300 $ le baril pour du pétrole à 6jm de fonds océaniques. Information qui m’a été communiquée par un responsable d’une grande compagnie pétrolière). Si la croissance des pays en développement se poursuit à un rythme soutenu, le recours à ces technologes alternatives sera très rapide.
2 « les États n’ont plus les moyens d’entreprendre des choses sérieuses.... »
L’intervention des états dans l’économie sont le plus souvent source d’effets pervers graves. L’exemple actuel des agro-carburants de première génération et des éoliennes en est une démonstration. La gestion bancaire et industrielle de l’état socialiste sous Mitterand a conduit à la faillite du crédit Lyonnais et à l’assèchement des crédits aux entreprises privées. L’intervention de l’Etat fait que le lobbying devient plus efficace que le marketing et la bonne gestion, et cela se fait le plus souvent aux frais des contribuables. C’est cette connivence de certains agents du privé et des pouvoirs publics qui a conduit à ce que vous appelez le « néolibéralisme », qui est tout, sauf libéral. Un état qui se concentrerait sur ses devoirs régaliens et diminuerait drastiquement la dépense publique donnerait à l’initiative privée les moyens financiers nécessaires aux mutations économiques. Que l’Etat s’occupe de fournir le cadre législatif qui permette aux agents économiques d’opérer en toute transparence dans le cadre de l’économie de marché, d’une saine concurrence, c’est tout ce qui faut lui demander.