1912 : Theodore Roosevelt fait campagne pour l’instauration d’une assurance-maladie et est battu par Woodrow Wilson.
1933 : Franklin Delano Roosevelt, qui a lancé le New Deal en 1929, envisage un système d’assurance-maladie.
Sans succès.
1945 : Harry Truman propose un système d’assurance obligatoire.
Il s’enlise au Congrès.
1962 : John Kennedy propose une assurance-maladie pour les personnes âgées.
Bis repetita...
1965 : Lyndon Johnson promulgue deux programmes d’aide, Medicaid, pour les personnes défavorisées, et Medicare, pour les plus de 65 ans et les handicapés.
1976 : Jimmy Carter fait campagne pour une couverture maladie universelle.
Échec.
1989 : le Congrès abolit une loi adoptée dix-huit mois plus tôt à l’initiative du président Ronald Reagan pour permettre aux personnes âgées d’échapper à la catastrophe financière en cas de maladie grave.
1994 : le projet d’assurance-maladie universelle du président Bill Clinton, défendu par son épouse Hillary,
échoue au Congrès.
2010 : Après le vice de procédure décelé par les républicains, la loi sur l’assurance-maladie a été revotée jeudi soir. Quasiment au même moment, le président américain défendait fermement sa réforme lors d’un meeting dans l’Iowa
Évolution de la protection sociale américaine
Traditionnellement, l’aide aux pauvres était l’affaire de sociétés caritatives ou des collectivités locales. À la fin du XIXe siècle et au début du XXe, plusieurs États européens instaurèrent des systèmes d’assistance publique, fondé sur un système d’assurances sociales obligatoires, et non de charité privée.
La Grande Dépression qui commença en 1929 fit voler cette conviction en éclats. Pour la première fois dans l’histoire, un nombre considérable d’Américains se trouvèrent au chômage à cause de la faillite généralisée des entreprises et des banques. La moitié des personnes âgées vit alors dans la misère.
Le président Herbert Hoover était convaincu que, si le gouvernement n’intervenait pas, le monde des affaires serait capable de redresser l’économie (« La prospérité est au coin de la rue », affirmait-il). Pour la plupart des Américains de l’époque, Hoover n’avait pas su combattre la crise, aussi élirent-ils, en 1932, Franklin D. Roosevelt à la présidence.
La Grande Dépression qui commença en 1929 fit voler cette conviction en éclats. Pour la première fois dans l’histoire, un nombre considérable d’Américains se trouvèrent au chômage à cause de la faillite généralisée des entreprises et des banques. La moitié des personnes âgées vivait alors dans la misère.
En 2009, alors que la crise s’aggravait, 28 millions de personnes recevaient des food stamps, tandis que les programmes fédéraux alimentaires visant à nourrir les élèves après l’école voyaient leur fréquentation exploser
http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2009/05/29/AR2009052903130.html