Aurélien,
Il est plaisant à lire cet article. En plus, ajouter l’élément nature au capital et au travail, les deux mamelles de la philosophie politique, c’est assez révolutionnaire.
Si l’on considère l’élément nature comme étant la gestion des techniques permettant la production , qui en est le détenteur ? Le capital, le travail, ou aucun des deux ? Car il s’agit de savoir la part de plus-value qui lui revient de fait.
Il semble que tout le monde s’en foute royalement, sauf comme vous le précisez, quand la technique (qui n’est rien d’autre que l’utilisation pratique des lois de la nature) et sa cousine la technologie, ont perverti les deux inséparables (capital-travail) au point qu’ils en oublient les aléas, irrégularités et deséquilibres pourtant caractéristiques de la nature. C’est pourtant le principe des sciences : on isole des cas particuliers pour en extraire des lois ou vérités qui deviennent des erreurs si l’on change le moindre paramètre.
Aurélien, au delà du débat de fond, ne tombez pas dans la facilité journalistique très/trop polluante pour le débat d’idées qui consiste à faire passer pour une déclaration la réponse à une question. « La mise hors contexte est un leurre efficace pour attraper du gros poisson (pour enfumer du crétin) » aurait pu dire P.Villach (dans sa 250ème sur le thème leurre d’appel et information).
La nature ne sait pas ce qu’est la grève. Elle évolue en nous portant comme un boulet, et malgré nos efforts elle nous échappe toujours.