Arrêtez deux minutes. Que Le Pen joue une grotesque provocation, c’est un fait. que les mots qu’il choisit soient blessants, c’est un fait. Mais restent deux choses :
- Le Pen n’est probablement pas antisémite et les antisémites qu’il attire à lui sont ans doute bien moins nombreux que ceux qui phagocytent l’extrême-gauche « pro-palestinienne » ;
- la France n’a pas à se mettre au niveau de l’Allemagne en matière de repentance, la communauté juive de France a été heureusement moins touchée que d’autres pendant l’horreur nazie. Et Pétain n’était pas plus ni moins antisémite que De Gaulle. Tout au plus peut-on considérer que le leader de Vichy n’a pas fait de la défense des juifs sa priorité et qu’il a laissé de véritables antisémites se réclamer de lui. Et on oublie un peu vite que la France n’avait pas la maîtrise de son destin...