L’harmonisation fiscale est une nécessité pour les pays partageant une même monnaie. Cela implique que les pays les plus gourmands baissent leur niveau de prélèvements (la France est en tête de liste) et les pays les plus libéraux augmentent le leur. Le luxembourg, ancien paradis fiscal, a accepté d’abandonner le secret bancaire et augmente progressivement sa charge fiscale, notamment sur les capitaux. Il s’agit d’une véritable révolution dans ce petit pays qui jusqu’ici a très bien vécu de son avantage fiscal comparatif.
De quels égoismes parlent ils ? Des inconsciences corporatistes bien évidemment, qui consistent à ne considérer que ses intérêts de court terme, socialiser la charge de ses « avantages acquis » quelque soit la réalité économique et ses conséquences à moyen terme pour l’ensemble de la société, en partant du principe qu’un Etat européen ne peut pas faire faillite, ce privilège étant réservé à d’autres continents.
Nous sommes un pays méditerranéen, à l’instar de la Grèce, le Portugal ou l’Espagne, nous avons utilisé le levier de l’immobilier au maximum pour financer des dépenses de fonctionnement, nous avons bénéficié de l’Euro pour emprunter à bas coûts malgré nos déficits budgétaires chroniques, nous avons maquillé la réalité de notre sous emploi en gonflant la masse fonctionariale et en subventionnant des études longues...
Nous sommes les Wallons d’un continent divisé culturellement entre pragmatiques et idéologues.