• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile


En réponse à :


armand armand 30 mai 2010 10:50

crazycare :

Vos remarques sont exactes, pour la plupart, mais en passant à côté de l’essentiel : le contexte.
Les violences d’antan étaient localisées, prévisibles. Quant des étudiants en médecine voulaient frimer ils allaient provoquer les apaches à Belleville. Les potaches pouvaient être extrêmement violents entre eux (voir dans le Grand Meaulnes, des faits qui releveraient de nos jours de la délinquance) mais jamais il ne s’en prendraient à leurs instits et encore moins aux parents. Et même la culture du forçat, du « mauvais garçon » étaient intégrés dans une culture populaire faite de transgression/rédemption.
Aujourd’hui nous vivons sous le signe de la tribalisation extrême des comportements, des valeurs, des modes de consommation, et ces « tribus », outre le cas extrême des banlieues, se partagent tant bien que mal les mêmes territoires. De même, la rareté et la précarité du travail salarié a fait disparaître un des régulateurs les plus efficaces du vivre-ensemble.
Le phénomène du communautarisme ne fait qu’exacerber le problème, qui prend parfois la forme d’une véritable guerre d’ethnies pour l’appropriation d’un même territoire.
Pour finir, nous vivons dans une société tatillonne, qui soumet le citoyen lambda a une pléthore de contrôles, de surveillances, tout en se faisant remplacer par des machines et en répugnant à tout risque de « fritage » - disparition des îlotiers, de la police de proximité.

Le citoyen d’antan craignait moins les incivilités et la violence parce qu’il avait l’habitude de se défendre - et qu’on lui en laissait le droit !

Les exemples de (non) intégration tirés du Mexique, pour intéressants qu’ils soient, ne sont pas vraiment comparables. Le Mexique, comme les USA, ont été un pays d’immigrants. En particulier, les catholiques ont été accueillis à bras ouverts pour damer le pion aux « gringos » qui avaient envahi le Texas.
Et puis, surtout, comme vous le rappelez, ils vivaient en Français à l’intérieur de chez eux - mais à l’extérieur c’étaient des Mexicains. C’est précisément ce qu’on demande aux immigrés chez nous.


Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON


Palmarès