Il y a une différence de nature entre la dette comptable constatée et les engagements potentiels futurs pour les retraites des agents de l’Etat :
- la première fait l’objet d’emprunts à d’intérêts et traite de ressources déjà consommées, tandis que le second n’est pas engagée et traite d’une consommation future donc virtuelle
- la première est contractuelle et devra être soldée sauf violation des traités, tandis que la seconde reste modifiable par la loi tant qu’elle n’est pas engagée c’est à dire versée aux ayants droits.
L’exemple grec (et de beaucoup d’autres pays par le passé) montre que les salaires et les retraites futurs des agents de l’Etat sont un faux problème pour la dette car l’Etat peut décider de les baisser en cas de force majeure.
Il est donc aussi erroné d’additionner un dette effective et un engagement potentiel que d’additionner un emprunt passé pour la réparation du toit avec le coût d’un futur ravalement qu’on ne fera pas si on n’en a finalement pas les moyens.