Immyr,
Le problème de l’esprit est un problème difficile, voire insoluble, mais je ne suis pas sûr que la manière d’y répondre change quoi que ce soit à la question animale. Sauf à être incohérent, par exemple dualiste pour les humains et monistes pour les animaux non humains. Qu’on soit moniste, dualiste, ou autre, il n’y a aucune raison de traiter l’esprit humain différemment (en nature) de l’esprit des autres animaux. (On est tous le produit du même arbre évolutif, non ?)
(J’ai été moniste matérialiste longtemps, mais je ne le suis plus, la lecture de ce texte m’ayant convaincu que cette position conduisait à des absurdités. Je n’ai pas de théorie de remplacement.)
J’adhère totalement à la philosophie utilitariste, mais je préfère l’originale, de Mill, à celle de Singer. Je suis toutefois conscient que l’utilitarisme ne peut-être qu’un idéal, un point de mire à viser, et qu’à moins d’être suicidaire, on ne peut pas appliquer l’utilitarisme à la lettre. Concernant le végétarisme, je ne suis pas à 100 % végétarien non plus, mais presque. Je ne cherche pas le purisme, juste à éviter autant de souffrances que je peux raisonnablement le faire, dans le cadre de ma vie actuelle.