Madame Merkel a enfin joué le rôle qui est le sien : celui de la dirigeante du plus puissant pays industriel d’ Europe qui peut inverser la tendance à se soumettre sans conditions dans les faits, sinon en paroles, aux prédateurs financiers et contraindre les autres pays de l’Euro-zone à s’engager dans cette voie courageuse.
Qu’elle torde le bras de NS, qui par sa ministre des finances interposée proteste mollement, pour l’obliger à la suivre est de bonne guerre, nonobstant (ou à cause de) la propension de notre président à se proclamer le maître de toutes les cérémonies européennes ...
Elle est aussi par là à même de reconstituer partiellement, en interne, la grande coalition CDU-CSU/SPD dont elle sait qu’elle lui sera nécessaire pour gouverner après les élections perdues par la coalition bancale et paralysée CDU-CSU/FDP en NRW. Le FTP a compris qu’il était piégé et s’aligne sur la politique fiscale et abandonne la revendication démagogique de les baisser. Le ministre des finances Möllring de Basse-Saxe CDU où je réside a même parlé hier de la nécessité de les augmenter pour réduire les déficits publics....
Les allemands ne décolèrent pas non plus contre la Grèce, mais contre les spéculateurs, encore fallait-il faire la démonstration en live de leur nocivité.
Bravo l’artiste : cela s’appelle reculer pour mieux sauter