Il faut bien comprendre une chose, c’est que la crise actuelle n’est pas dûe aux marchés financiers. Elle est dûe aux politiques des Etats qui ont jugé opportun de dépenser chaque année toujours plus d’argent à des frivolités électoralistes telles que les primes de rentrée scolaire et autres exemptions d’impôts sur les plus-values immobilières, sans adosser ces dépense à des rentrées fiscales. Du coup, les déficits se creusent. Si les marchés financiers ont eu un rôle dans cette crise, c’est celui d’un retardateur : sans eux, elle aurait déjà éclaté depuis longtemps. Le fond de l’affaire est tout simplement le suivant : les marchés financiers n’ont plus le sentiment que prêter aux Etats soit une bonne affaire. Et objectivement ils ont raison.