En effet, il est évident que les
actionnaires et les spéculateurs de tout poils qui verront leurs bénéfices
diminués par une quelconque taxe, ou autres formes contraignantes, vont tenter
par tous les moyens de récupérer les pertes quelles qu’elles soient. Et, sans
être particulièrement devin, ils vont se tourner en dernier recours vers la
productivité et par conséquence la variable d’ajustement qu’est le travail
puisque la rentabilité maximum des entreprises est une valeur sure pour
engranger des profits. On connaît quels sont les moyens à leur disposition,
forcer à travailler plus pour le même salaire, augmenter la rentabilité, voire
diminuer les salaires, mais ce dont on est sur c’est qu’ils vont réduire
la masse salariale, ce qui va forcément faire augmenter le chômage dont « on paiera les allocations avec les recettes
de la taxe ».
Donc, on tourne en rond, en
détruisant encore plus le tissu social, et de surcroît, on fait « avec »
le système, apportant ainsi une caution involontaire au principe capitalisme ;
un accompagnement de plus en quelque sorte. Il faut écarter ce genre
d’aberration !
D’autant que l’on a un exemple récent
de la perversité des banquiers et de leurs acolytes. En effet, la Cour des
Comptes signale que les revenus des intérêts sur les fonds prêtés aux banques
sont nuls, et probablement que l’opération sera déficitaire ! Pourtant,
d’après Sarkozy, on sauvait les banques et l’opération devait rapporter
quelques argents à l’Etat, il n’en est rien, au contraire. Alors, qui c’est qui
paiera ?
Les interconnections du système
financier capitaliste sont telles que la finalité est toujours la même, le
dindon de la farce est toujours le même, le prolétaire….