J ai vu à Buenos Aires des scènes similaires à celles décrites à Paris. Le sentiment d’insécurité y est aussi omniprésent.
Le phénomène de la délinquance est intrinsèquement lié à la démocratie sociale, même si chaque culture a ses particularités. Les religions qui structuraient nos sociétés, enseignaient la contrainte, le sens de l’effort, la patience, la confiance, se sont dissoutes.
Londres n’est pas très différent de Paris, New York ou Buenos Aires. Les jungles de béton ont recrée leur faune.
Ce constat, nous pouvons tous le faire, même si l’auteur de l’article a un certain talent pour coucher sur le papier cette réalité. Trouver des solutions est beaucoup plus difficile. Elle passe par l’éducation, la remise en cause du laisser faire, la responsabilisation parentale, le retour de la morale. Des concepts réactionnaires pour beaucoup, qui valorisent l’être plutôt que l’avoir.
Je me sens à la fois nostalgique et triste, car il semble que le paradis de la société bonne enfant d’avant 68 soit perdu à jamais.