tout se brise, et tout se fissure,
et tout est reduit a mesure :
l’ogm sur la terre essaime
plus vite et bien mieux que l’on s’aime !
la nature, la nature sature ;
deja, on en voit la tonsure ;
et nous n’en voyons qu’un millieme
quand nous connaissons le probleme !
ogm
ne dites pas :« c’est un blaspheme :
l’ogm est pris comme embleme !
jamais une graine, c’est sur,
ne porte en elle la pourriture ! »
on recoltera ce qu’on seme !
nous n’en sortirons pas indemnes !
finie, la libre agriculture,
de ça, au moins, je vous assure !
ogm
dans les champs, on voit la baisure,
tout ce melange d’eclaboussures
se seme, se resseme, se parseme
et finit en joyeux poeme !
oui, oui : « et la nourriture ?
a resoudre, la quadrature ! »
en l’occurence, le systeme
est encore pire que le bleme !
ogm
faudra-t-il des chrysanthemes,
pour que cesse enfin le dilemme,
et qu’a notre progeniture,
ne s’eleve cette sepulture ?
nous serons sans doute pales et blemes,
mais nous porterons le diademe :
les certitudes ont de l’usure,
apposons notre signature !
ogm
oh, j’ai mal
oh, j’ai si mal a « ma » nature...