Radis Call,
Pour la première partie, je pense que vous n’y êtes pas. Si vous lisez le testament de Louis XVI, celui qu’il a fait déposer sur le bureau du président de l’A.N. avant sa malheureuse fuite à Varennes, vous trouverez un projet de monarchie constitutionnelle parfaitement raisonnable, acceptée par le Roi, qui met en avant toutes les réformes humanistes qu’il a promulguées. Mais il n’en pouvait plus de la menace physique permanente que certains groupes parisiens faisaient peser sur sa famille.
En empathie avec son peuple - sans doute ; Avec certaines sections parisiennes chauffées à blanc et renforcées par des fédérés provinciaux, certainement pas. Mais représentaient-ils la France ? Les excès ont si bien écoeuré le peuple que les Parisiens, en majorité, auraient bien voulu d’une restauration en 1795 - mais Bonaparte, en massacrant quelques centaines de manifestants, en a décidé autrement.
Bon, c’est loin tout ça - et chacune des formes de gouvernement que la France a connues, à l’exception de Vichy, comportait des gens de bien. Mais à l’origine s’est installé le recours au coup d’état, violent ou plébiscitaire, la tentation de la « rupture », et, de ce fait, une légitimité discutable qui pèse sur les institutions.
On ne refait pas l’histoire, mais je pense que la violence de quelques milliers de terroristes, concentrés à Paris, a empêché à l’origine l’évolution de la France vers un système parlementaire, comme en Angleterre. Ce qui aurait économisé combien de centaines de milliers de morts. Mais nous aurait privé, sans doute, de grandes pages dramatiques qui font rêver les romanciers et les cinéastes.
Pensez-vous, si Troyens et Grecs s’étaient entendus sur le commerce dans le détroit des Dardanelles jamais Homère n’aurait composé l’Iliade....