à Courove
Tout-à-fait juste.
Mais en remettant les choses dans leur contexte, et en connaissant les Universités anglaises, force est de constater que le rapport de l’enseignant à l’élève est tout autre. Les enseignants sont beaucoup plus attentionnés et à l’écoute des élèves ; en contrepartie, l’exigence à propos des élèves est aussi supérieure. La forme de respect qui s’exerce entre les personnes, de bien meilleure qualité dans les universités outre-manche, s’étend donc logiquement aux institutions.
En France, nous sommes de grands consommateurs du mot « respect », d’une façon inversement proportionnelle de la pratique de ce même mot. Et c’est malheureusement dès le secondaire, entre autres, et surtout à l’université, que la barrière s’établit entre les « dispensateurs » de savoir, et les étudiants « qui n’ont qu’à... »
L’Université en France, est rarement un lieu où se marient savoir, pédagogie et plaisir d’apprendre. Le lieu ne suscite donc pas le respect, car il n’en prodigue pas à ses étudiants, de toute façon dévalorisés par le milieu du travail et promis au sous-emploi. Le respect ne fonctionne correctement que s’il est réciproque.
Fishlord