"Il faut bien accepter l’existence, d’un « cause première », sous une
forme ou une autre, et l’appeler « Dieu » ne devrait gêner personne«
»Mais l’athéisme peut aussi devenir un piège quand, à vouloir garder
sa pureté à la cause première, on en vient à penser que, n’ayant ni
liberté ni intention, elle n’a pas de sens. Ce qui équivaut à nier
l’évidence que ce qui est « ici » et « maintenant » y est bien – ou au
moins la perception que nous en avons - et qu’a défaut d’un
dieu-providence a implorer, il y a au moins un dieu-cause première dont
il faut comprendre la nature.
Pourquoi chercher à comprendre cette cause première - appelez la
dieu, nature ou que sais-je – puisqu’elle suit sa voie selon ce qu’elle
est et n’en changera pas ? Parce que vous comme moi qui sommes là ne
sommes pas imperturbables et que, si nous existons comme effets de cette
cause, nous sommes surtout conscients que nous y sommes dans une quête
de bonheur."
Décidément certains ont la déification chevillée à l’âme.
Seront ils assez adultes un jour pour comprendre que les lois de la Nature se suffisent à elles même et que leur inventer un Dieu ne sert strictement à rien.