@ l’auteur
je connais assez bien Ganges et les Cévennes en général
Le problème n’est pas aussi simple et surtout pas aussi binaire.
d’abord, ces villes « perirurales » souffrent de choix politiques et industriels catastrophiques. Gange a perdu son unique industrie importante, et la campagne se voit déshabillée de sa fonction « publique » à coup de fermeture de classes et de postes, alors voir venir des retraités, pour un maire, c’est une aubaine.
Par contre l’exemple du sud de la France est un mauvais choix de la part des journalistes, car cette région a pour handicap d’être prisée par une frange de la population suffisamment riche pour faire flamber les prix (surtout des étrangers). Or le plus curieux de l’histoire c’est que cette spéculation a pris de l’ampleur non pas au centre de ces petites villes (comme Ganges), mais autour en pleine montagne. Quand on prend les petites routes sinueuses des Cévennes, on est surpris de voir les vieilles bastides cevennoles totalement isolées, retapées et habitées, et la revente de ces maisons touche au délire.
Alors forcement que reste-il aux nouveaux venus, si ce n’est le vieux centre ville, celui qui est d’époque, avec son inconfort habituel ou le terme de « marchand de sommeil » est totalement étranger, car pour ces propriétaires qui ont vécu dans des maisons que leurs arrières grand parents ont construit, le fait d’avoir les wc sur le palier n’a rien d’infamant.