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En réponse à :


easy easy 18 août 2010 17:35

D’accord avec notre pote Cabanel.

Mais l’accent mis sur le martyr des Gitans occulte queque chose qui nous concerne davantage. 

Nous avons nos Bretons et nos Auvergnats qui se retrouvent, pour diverses raisons, sans domicile.
Il faut tout résoudre en bloc.

On meurt rarement de faim en France (mais on meurt parfois assez tôt de malnutrition et de malbouffe)
Par contre on est très nombreux à se retrouver sans toit.
Et quand on a un toit, on stresse à en devenir malade à l’idée de le perdre et de se retrouver ensuite sans aucun endroit avec des droits.

Il faut sans délai inventer un système relativement simple au fond.

Chacune des personnes vivant ou s’installant légalement en France devrait avoir des parts sans une mutuelle ou SCI peu importe sa forme juridique, parts lui donnant droit à un espace vital minimum, disons à une place de caravane. Le financement de cette part ou droit inaliénable se fera soit par lui en priorité, par ponction sur ses premiers revenus, soit sur ses géniteurs ou parents (on peut même prévoir une péréquation des contributions en fonction du degré de parenté. Un père donnerait 1000€, un oncle 300€, un frère 200€ etc, yaka s’inspirer des donc qui se pratriquent lors des Noëls ou baptêmes). Soit par l’Etat. Soit par une formule mixte.

Que chacun de nous puisse disposer d’une place ultime et nomade (c’est à dire interchangeable) ainsi que de l’eau froide et propre, sur le territoire national serait la moindre des choses quand on vient au monde. Car le jeu du capitalisme ou du capitalisme rendu fou par la cartélisation (même non organisée en authentique complot) de l’alimentation, de l’énergie et de la finance, est également en train d’accaparer le sol ou logement.

Le fait qu’un brave cadre ne puisse plus se loger est la conséquence non du capitalisme normal mais du capitalisme fou.

La plupart d’entre nous n’exercera probablement et heureusement jamais son droit à des parts dans cette mutuelle des endroits ultimes. On en tiendra compte pour prévoir un nombre réel d’emplacement limité à 500 000 ou 3 millions de places et on réservera néanmoins et par principe, un total de 60 millions de fois 10 m² de terres à toute fin utile.

Et comme nous serons tous concernés par ce droit pour nos enfants et nous-mêmes, je suis certain que nous saurons les choisir ailleurs que contre des décharges.

Si une place bitumée et pourvue d’un robinet revient à 20 000€ maintenance comprise, c’est 20 000€ qu’il faut financer dès la naissance ce chaque enfant. 


Mettre des enfants au monde sans leur garantir un espace vital minimum et ultime c’est irresponsable.
Il se trouve que si l’on enfante d’un trisomique, il aura une place dans un bâtiment confortable (même si c’est souvent super galère pour lui trouver ce logement) Il n’y a pas de mongolien ou de phénylcétonurique ou de débiles mentaux qui dorment dans des cartons). Je ne vois pas pourquoi un enfant né normal ne serait pas assuré d’avoir, lui aussi, un endroit ultime où se réfugier et dormir sans craindre pour sa vie.


Et dans un tel projet, tous les nomades actuels s’inscriront de la même manière que n’importe qui d’autre.


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