Au fait, n’oublions pas la Déclaration de Paris, rédigée par Eva Joly, et qui a déjà 7 ans. Qques extraits :
« L’explosion des marchés ouverts a favorisé des pratiques de prélèvements, de commissions et de rétro-commissions, qui se sont développées de manière inquiétante au point d’envahir des secteurs entiers de l’économie. Les activités les plus sensibles sont l’énergie, les grands travaux, l’armement, l’aéronautique et l’exploitation des ressources minières. Sur ces marchés d’intérêt national, quelques grandes sociétés ont intégré la corruption comme un moyen d’action privilégiée. »
"La grande corruption est une injustice. Elle provoque une ponction de richesses dans les pays du Sud et de l’Est. Elle favorise la constitution de caisses noires ou de rémunérations parallèles à la tête des grandes entreprises. Elle rompt la confiance nécessaire à la vie économique. Parce qu’elle a atteint parfois le cœur du pouvoir, la grande corruption mine les vieilles démocraties occidentales. Elle entrave le développement des pays pauvres et leur liberté politique.
Alors que la globalisation a permis la libre circulation des capitaux, les justices financières restent tenues par des frontières qui n’existent plus pour les délinquants. La souveraineté de certains Etats bancaires protège, de manière délibérée, l’opacité des flux criminels. Logiquement, les bénéficiaires de la grande corruption ne font rien pour améliorer la situation."
Or, et vous le dites vous-même, Monsieur Bilger : « la morale publique constitue le point terriblement faible de ces trois années de présidence »… Eh oui, un point si faible que les Français n’en peuvent plus et n’en veulent plus, et préfèrent mille fois regarder avec bienveillance l’incarnation (qui a fait ses preuves) d’une démocratie honnête et qui a le sens des vraies valeurs…