@ Olivier Bach (du 12 à 0 h 30)
Les croyants n’ont pas à modifier, si peu que ce
soit, leurs textes sacrés. Ils ont à les désacraliser (je crois d’ailleurs que
vous l’avez dit vous-même ici, dans votre article ou dans les commentaires).
Ils ont à admettre qu’il s’agit de textes écrits par des hommes (faillibles,
donc) et qu’ils ne sont nullement la « Parole de Dieu », en tous cas
pas quand ils commandent une prétendue « bonne violence ».
Si le Dieu auquel ils croient est réellement un Dieu
d’amour et de paix il ne peut pas demander à ses croyants de commettre des
horreurs (jusqu’à un génocide dans le Livre de Josué) "pour un bon
objectif« .
Le texte auquel vous renvoyez dans votre article, et
que je ne connaissais pas, est d’une très grande importance. Il montre à quel
point est revenue en force, dans l’église catholique sous l’influence de
Ratzinger, futur pape Benoît XVI, la folle et meurtrière théologie.
Cette théologie n’est pas d’une NATURE différente de
celle, par exemple, d’un Ben Laden.C’est seulement dans l’opportunité de sa
mise en application qu’elle diffère. Pour le second, Dieu demande de CONTINUER
les « bons » massacres pour établir sa totale domination sur le monde.
C’est la seule vraie différence importante.
Il semble que nous divergions sur un point, lui aussi
important : vous ne semblez pas croire à une possible religion réellement bonne
alors que je crois, au contraire, qu’elle est une aspiration réelle de
centaines de millions d’individus qui croient en Dieu. Et ceci dans TOUTES les
religions, y compris l’islam, de loin la plus effectivement violente
aujourd’hui.
En tous cas vous faites avancer un débat
indispensable. Merci. Persévérez. N’écoutez surtout pas ceux qui vous demandent
d’arrêter sous prétexte que, « de toutes façons », les croyants et les
non-croyants « camperont sur leurs positions ». Nous n’avons pas à suivre
les non-croyants jeanfoutistes plus que les croyants violents.
Ça fait 3000 ans que les croyants fanatiques (du
genre Ratzinger ou Ben Laden) « campent sur leurs positions ». Et ça
fait 3000 ans que, TRES LOGIQUEMENT, la violence commise au nom de Dieu
CONTINUE.
Et ça fait 3000 ans que d’autres (y compris des
athées purs et durs) les regardent faire en les respectant, en pensant qu’il y
a là une fatalité compte tenu de la « nature humaine », et que la bonne
attitude consiste simplement à s’en foutre.
La pérennité de cette situation lamentable n’est
nullement fatale.