C’est ainsi qu’on les prit en photo tous les deux réunis sous un
parapluie. Sur les planches de Deauville, il pleuvait mais on entendait
la chanson : “shabada bada, shabada bada”. Comme au bon vieux temps des
comédies musicales. Mais personne ne force Nicolas à la fermer pas plus
que Fred à s’taire . On faillit assister à la fin de l’idylle quand il
dit “je dois vous parler de la Grèce”. “Que dites-vous là”,
s’indigna-t-elle, je n’en ai point de trop. Hier encore, les trois
petits cochons y trouvèrent bien à faire…” Mais, non, rectifia Nicolas
qui s’aperçut de sa méprise et se tira d’affaire en lui parlant du cas
des Grecs. Ils décidèrent qu’ils allaient les punir. Au moment de la
photo finale, comme Nicolas se perdait dans cette forêt de grandes
jambes, tandis que le petit poussait - petit Poucet - , Angela, un peu
amère - et même s’il n’y avait pas plus amère qu’elle - Merkel -, lui
fit une place auprès d’elle.