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fifilafiloche fifilafiloche 31 octobre 2010 23:51

Je vois bien que la situation est difficile. Je vois bien la sinistrose ambiante en France chez les plus aidés...


Mais il se trouve que je vois aussi d’autres réalités. Celles de l’Amérique du Sud, où les filets sociaux sont beaucoup moins serrés et où pourtant on retrouve un optimisme, une débrouillardise, un sens du service que notre vieille Marianne ne sait plus susciter tant son sein est épuisé par les « miséreux » possédant véhicule ( 6 ans de salaire ici contre quelques mois en France), couverture santé universelle, un environnement sanitaire favorable, des infrastructures de bonne qualité...et un droit inaliénable de vote et d’expression.

Pour ceux qui viennent d’ici (Amérique Latine) et passent les filtres d’immigration, le problème n’est pas de trouver un travail. La vie leur a appris à ne compter que sur eux même. Malgré l’éloignement familial, une extrême solitude dans une culture où les systèmes sociaux ont encouragé l’individualisme à l’extrême, ils s’en sortent. J ai l’exemple d’une Mexicaine arrivée avec sa ’valise en carton’, qui a appris le français, s’est inscrite à l’université, et 5 ans après, malgré un trentaine avancée, avait sa Maitrise en poche et dirigeait un centre de remise en forme. Elle a aujourd’hui été naturalisée Française. Tout n’est pas si noir cependant, pour ceux qui ont la culture de l’aventure. Ma nièce n’arrivait pas à trouver un travail en France. Elle est partie en Chine, a appris le chinois et a lancé sa marque de prêt à porter qui vivote correctement à Shangai.

Le problème n’est pas le manque d’opportunités, mais avant tout un manque de ressources internes, de reflexe de survie, dans un environnement certes moins protecteur qu’avant mais extraorninairement privilégié que les 95% de la population mondiale qui n’a pas eu cette chance de naître sur un continent que 400 ans d’histoire coloniale a rendu rentier du reste de l’humanité.

Une fin de règne finalement banale pour un Occident où plus rien peut se construire sinon des bulles financières censées prolonger de quelques années l’illusion de domination économique et culturelle.

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