Il faut un centre indépendant, innovant et vertueux. Or, l’innovation passe nécessairement par un libéralisme microéconomique équilibré et par le respect des vieilles traditions libérales et démocrates chrétiennes,celles qui sont à l’origine de l’économie sociale (cf. les courants mutualistes et coopératifs, la mise en oeuvre après guerre de la bien révolutionnaire Sécurité Sociale) et de l’Europe. Ceci a été gommé aussi à l’intérieur du MoDem où l’on a volontiers shunté cette sensibilité lors des dernières grandes élections européennes et régionales. Aux européennes, la campagne a été parasitée par Bayrou et son bouquin antisarkoziste hors sujet, et lors des régionales, là où le MoDem a fait 4 %, sa campagne avait été préalablement parasité par des accords en coulisse entre élus sortants et l’alliance PS Verts. Si le MoDem veut reprendre du panache, il faut qu’il rompe avec ce discours opportuniste et corporatiste aux confins de la gauche radicale.