Une nation riche qui accepte que des gens vivent dans la rue,sans abri, que des gens mangent uniquement grâce aux diverses formes modernes de la soupe populaire (camions bleus, restos du coeur et consorts), que des veuves survivent avec un minimum retraite inférieur au seuil reconnu de pauvreté, que des mères célibataires (ou divorcées) constituent le noyau dur de la grande pauvreté, une nation comme celle-là est déjà sur le chemin qui mène, inexorablement, à l’élection de candidats de partis tenant des discours similaires à ceux du Front National.
C’est le premier pas, le premier renoncement, le premier abandon, qui tue la devise Liberté, Égalité, Fraternité que les frontons de nos édifices ne portent encore que parce qu’il faudrait dépenser quelques deniers pour la faire effacer.