Mon insistance vient du fait qu’on ne peut séparer les religions monothéismes d’une histoire humaine avant tout.
Ignorer le contexte des moeurs de l’époque c’est nous y enfermer.
Dire « c’est parce que ceci que tel ou tel régime subsiste actuellement » en est une confirmation.
Or c’est un moment important, « divin » dont le sens est caché, qu’il faut découvrir, comprendre.
Nous l’observons : nos dirigeants, notre façon d’être gouvernés en particulier peut-être en démocratie, s’approche d’une « religion d’état » avec ses rites (les « années de », les « jours de », le fête de ceci, la fête de cela) et ses grands prêtres, ses valeurs souvent imposées voire immuables, ses « sacrifiés » (chômeurs, sans abris, sans papier..), ses « sanctifiés » (la méritocratie) destinée à préserver une certaine façon de concevoir l’ordre et finalement de gérer l’immuable « tu ne tueras pas ».
S’inscrire dans une histoire, dans l’Histoire Humaine, c’est donner une suite à la Bible, au Coran, au Nouveau Testament.
Remis dans son époque et faisant date, le sens caché du Sacrifice d’Abraham apparaît clairement et sans conteste, lorsqu’il comprend - admet - que de ne pas sacrifier l’un de ses fils (ses deux fils ?) lui donnera une descendance aussi nombreuse que les étoiles dans le ciel. Ceci lui paraît soudain beaucoup plus important que d’en finir avec sa problématique (d’héritage ? d’aînesse ? de moqueries etc)