J’aime beaucoup aussi (en plus des positions péremptoires sur la Chine)les débats concernant la candidature de Ségolène Royale.
Je me suis exprimé sur mon blog à une époque (décembre 2005) où personne ne parlait d’elle, et ce pour l’évoquer en tant que possibilité d’un
« vote protestataire non extrémiste »
ajoutant
ce qui faisait sa force : son imprécision et son absence de programme
et son principal adversaire (comme Nicolas Sarkozy) : elle-même (elle le sait et évite de s’emporter ... mais cela peut-il durer)
Ceux qui cherchent les « raisons rationnelles » de son actuel succès risquent de chercher longtemps.
Refuge pour ceux qui en ont marre de la politique et qui désirent surtout une rupture, n’importe quelle rupture (tout en évitant le vote extrème dont ils perçoivent à présent les dangers) Ségolène est surtout appréciée par les citoyens non politisés.
C’est précisément pour cette raison que tant de politiques (et d’adhérants !) lui sont défavorables.
La seule question réelle qui se pose est :
comment va-t-elle faire (ou laisser faire, parce qu’en fait, et c’est ce qui désoriente les commentateurs de la réalité, elle ne fait pas grand chose, elle suit le cours des évènements avec finesse) pour obtenir l’investiture d’un parti (apparemment pour l’instant - tout est possible - il n’y a que le PS, mais là c’est pas gagné. Notamment du fait d’un tas de femmes politiques qui - réaction classique dans le milieu des cadres féminin, la détestent).
Pas facile pour les politiques, d’avoir barre sur un appui électoral de la nature de celui de Ségolène.
Plus on lui fera des misères et plus il l’aimera.
Luc Comeau-Montasse
du fagot des Nombreux