Par ailleurs, si les responsables ivoiriens, dont le
président Gbagbo, étaient en mesure de se sortir de la crise tous seuls, ni
l’ONU, ni l’UA, ni l’UE ne seraient venues se mêler de ces élections. Que la
certification du RSSG se fasse après ou avant le Conseil constitutionnel n’y
change absolument rien. La Résolution 1765, que je cite, est très précis sur
cet aspect.
Et par ailleurs, vous feignez de l’oublier mais c’est Gbagbo
qui s’est mis tout seul dans la merde dans cette affaire. C’est lui qui a
accepté, malgré le déséquilibre de la CEI en faveur de l’opposition, en dépit du
fait que le désarmement n’a pas eu lieu, d’aller aux élections. Car, il pensait
malgré tout pouvoir rouler encore ses adversaires dans la farine. Il n’a qu’à
s’en prendre à lui-même.