Excellent article.
En tant qu’ancien professeur de mathématiques je lui apporte ma caution pleine et entière.
On peut toujours discuter des détails. De fait, le gouvernement a utilisé un certain mécontentement causé par une évolution un peu rapide et un peu extrême de la pédagogie des maths (les fameuses ’mathmodern’) pour liquider l’enseignement des mathématiques et des sciences dans le secondaire (avec des préoccupations comme toujours purement budgétaires). Mais on a jeté le bébé avec l’eau du bain, et les conséquences à long terme, bien décrites ici, de cette ’politique’ calamiteuse n’ont pas été envisagées.
J’assume également une responsabilité collective du corps enseignant trop concentré au niveau de ses organisations syndicales sur les avantages corporatifs pour s’occuper de l’essentiel « Que faisons nous, à quoi servons nous ? »
Je n’ai pas fait le compte exact des heures disparues mais il me semble que les chiffres avancés sont vraisemblables. Par ailleurs ce qui est affirmé colle parfaitement avec la comparaison des programmes officiels.
La France a sacrifié son enseignement scientifique, et son industrie tout à la fois, ainsi que toutes ses ambitions. On peut encore tomber plus bas et c’est bien parti pour ça.