Merci et au revoir.
Céline qu’on interrogeait sur la guerre disait : Si tout le monde la refuse, si personne ne la fait alors il n’y aura plus aucune guerre, si aucun (à replacer dans le contexte) ne s’inscrit à la mairie alors les hommes auront appris à refuser la guerre. Céline ne parlait pas de religion, et pour cause, ceux qui souffrent n’ont plus de religion, il voyait des gens à guérir, il fut et restera le médecin de Meudon qui écoutait les pauvres, qui les soignait, bien sur il ne les écoutait plus, bien sur sa souffrance habitait ses textes, ces cahiers qu’il gribouillait, ces cahiers qu’il remplissait et qu’il attachait avec des pinces à linges, il est un voyant, fulgurant, étoilé, sur lequel les ignorants n’auront de cesse de s’exclamer.
50 ans après, un pédéraste ministre décide ce qui est bien et légitime.
Je n’ai pas la lucidité d’un Céline mais sans lui je n’aurai jamais ouvert les yeux.