Toutes ces dissertations sur les commissions pakistanaises et les rétro-commissions c’est très bien, seulement il est désormais à peu près établi que les pakistanais avaient été payés. La décision de Chirac ne concernait que les rétro-commissions versées aux intermédiaires libano-séoudiens. Et encore venait-elle un peu tard, l’essentiel du montant (environ 85 %) avait déja été payé.
La solution doit donc être cherchée ailleurs que dans la piste d’une vengeance pakistanaise. La théorie d’une opération destinée à ancrer la France dans la guerre contre le terrorisme me paraît la meilleure. L’ISI a été le bon serviteur des faucons états-uniens et des réseaux mondiaux félons dans leur stratégie de tension, qui se poursuit en Afghanistan. La France pouvait donc être une cible priviligiée, après AZF en septembre précédent qui s’était soldé par un plantage.