Si « révolte » il devait y avoir, il faut d’abord accepter l’idée que peu de monde va concrètement aller dans la rue « fouler les pavés » et se confronter aux « forces de l’ordre établi ». Révolte ou révolution, cela ne concernera qu’une petite partie. Du moins, à ses débuts, lorsque c’est gagné, tout le monde rejoint.
Si 10% des citoyens d’un pays sont à bout et vont l’exprimer dans la rue, cela suffit pour inquiéter le pouvoir SURTOUT SI CETTE MINORITE BENEFICIE DU SOUTIEN D’UN GRAND NOMBRE.
Autre condition indispensable, tout mouvement populaire gagne en vivacité et efficacité s’il mobilise une grande partie de jeunes. C’est la force active et réactive d’un pays.
D’où l’ensemble des opérations diverses qui sont faites pour les occuper (peopolisation, fêtes, drogue ...), les insécuriser (difficulté d’insertion, à payer ses études, ...) ou les manipuler (facebook, syndicats, provocateurs ...).
On a d’ailleurs eu un petit aperçu lors du dernier mouvement contre la réforme des retraites ; Les diverses annonces d’arrivée des jeunes ont vite inquiété tous les commentateurs.
Le deuxième risque, déjà expérimenté également, est la récupération par les partis en place ou les syndicats qui ont pour seul but de reprendre à leur compte pour « étouffer » le mouvement.
Conclusion, nombreuses sont les difficultés, mais si les « jeunes » s’éveillent, tout devient possible.