L’homme n’a pas de prédateurs, c’est lui le prédateur suprême.
Il n’a pas de prédateur, et si des humains sont prédateurs pour l’homme ils restent la minorité. Pas assez pour que l’humanité reconnaisse en eux ses prédateurs au sens où un prédateur régule les espèces « inférieures » (dans l’échelle des prédateurs). Quelqu’un a dit : c’est en perdant son animalité que l’homme devient inhumain, car il fait alors ce qu’aucune autre espèce ne fait.
Mais si l’homme n’est qu’accidentellement son propre prédateur, disons, marginalement, ses machines le sont pour lui et c’est ainsi que l’espèce humaine se régule depuis la nuit des temps : par les guerres. Aujourd’hui que les guerres seraient trop destructrices, ce sont les multinationales qui sont devenues les véritables prédateurs de l’humanité.