J’aurais parlé de politique de la terre brûlée, moi aussi, mais concernant plus précisément la France entière et non le seul échiquier politique.
Je vais essayer de le dire rapidement. Comme tous les chefs, plus que d’autres chefs, NS est orgueilleux. Posons qu’il fantasmait être adoré des Français, posons qu’il ait dit à Carla « Tu verras, les Français vont m’adorer ». Et bien face à la non réalisation de cette acclamation, face aux manchettes qui ne cessent de le considérer comme pire président de la V ème, il peut en venir, c’est un réflexe reptilien hyper ordinaire, vouloir tout casser.
Ou plus exactemant, vouloir en état de semi conscience (car la haute conscience impose à chacun de repousser ce fantasme vengeur) la ruine de la France sans que cette ruine puisse lui être impliquée.
Oui je suis en train de faire allusion à ceux qui, en raison d’une défaite sociale, choisissent de cramer leur maison après avoir suicidé toute leur famille.
Sans aucun doute ce sentiment vengeur laboure son esprit et sans aucun doute, sa raison lui demande de repousser cette idée (similaire à celle qui anime Khadafi après avoir animé Saddam)
Vous vous rappelez, quand Giscard avait quitté son bureau présidentiel, il avait pris un ton grave et était parti dos à la caméra avec un pas d’enterrement. C’était pour dramatiser. Il fantasmait le drame pour la France.
Tout chef qui doit partir la queue entre les jambes est cisaillé entre le désir de tout faire péter et la raison qui l’oblige à renoncer à la politique de la terre brûlée. Et parmi les facteurs de raison, figurent les limites matérielles de son pouvoir destructeur qui l’obligent à renoncer. On peut foutre le feu à sa maison, tuer ses gosses mais ce n’est pas facile d’incendier Paris tout seul.
Là, il y a Khadafi qui fantasme à haute voix de foutre le feu à son pays mais de là à y parvenir, c’est autre chose.
Sarko ne pourra pas incendier la France et devra examiner d’autres options mais je ne doute pas que dans toutes ses décisions, depuis qu’il est hué et raillé, que ce soit pour sa petite taille, pour ses tics ou ses réflexions, il y a ce sentiment vengeur qui joue son rôle. Pour lui, se venger n’est pas un tabou.
Alors que chez Mandela, chez Gandhi, la vengeance est taboue.