@Jef88 : vous devriez vous informer avant d’écrire... cette étude porte sur les immigrés nés à l’étranger vivant en France de façon régulière. Il n’est pas question de générations antérieures.
Néanmoins, il faut aussi indiquer qu’elle vient en contradiction avec d’autres études publiées sur ce même sujet par Jean-Paul Gourévitch et par l’association des contribuables associés.
Les différences sont dues aux corpus considérés et aux postes de dépenses inclus (il y a en revanche un assez bon consensus surle poste des recettes). On se retrouve donc suivant les études entre un bénéfice de + 12 milliards à un déficit de - 30 milliards...
Qui a raison ? Personne. Ce type d’étude socio-économique est toujours sujette à caution. Il est très difficile de chiffrer des éléments intangibles (comme le coût de l’éducation) qui sont aussi des investissements. De la même façon, certaines études incluent un coût lié à la police par exemple, mais qui peut sérieusement dire que les fonctionnaires actuellement dédiés à certaines tâches en lien avec l’immiration n’existeraient pas autrement, et ne seraient pas simplement affectés à d’autres tâches ? (Le FN propose t-il, parallèlement à une limitation de l’immigration, une diminution des forces de sécurité ou de justice ?).
En réalité, notre pays passe par des phases où l’immigration permet la croissance, puis par des phases où celle-ci pèse plus sur les comptes sociaux, jusqu’à ce qu’une nouvelle phase de croissance bénéficie de la jeunesse et de la natalité plus élevée des populations récemment immigrées. Il serait donc contre-productif, même si cela été possible et/ou éthique, de fermer et d’ouvrir le robinet de l’immigration à volonté, tant les facteurs sont complexes et interagissent entre-eux (ainsi, on ne prend pas en compte ici le bénéfice commercial que peut entrainer des relations positives avec un pays source d’immigration par exemple). L’immigration suit aussi des mécanismes d’auto-régulation sociales et économiques qui influent sur son volume.
La France a toujours été un pays d’immigration, en général pour son plus grand avantage. Les problèmes actuels sont avant tout liés à un déficit d’intégration (pour des raisons nombreuses et complexes) et à une surdensité dans quelques endroits plutôt qu’à un volume globalement trop élevé. Cela devrait être la priorité de nos politiques, plutôt que d’un côté une réponse d’exclusion antagonistique, et de l’autre une passivité coupable.