Bonjour à tous et merci à l’auteur,
J’ai choisi la carrière hospitalo- universitaire en 1983 alors
qu’un autre choix s’offrait à moi : neuro-psychiatrie (ça existait encore
à l’époque) avec un revenu sans commune mesure. Ma femme a pleuré mais je ne l’ai
pas écoutée.
Moins d’une année plus tard, j’ai confié à celui qui était
encore un ami que notre modèle hospitalier évoluait (involuait) vers celui,
antique mais cohérent avec l’air du temps, d’hospice.
Maintenait, le processus s’accélère, beaucoup de moyens sont
investis dans la pierre, de superbes bâtiments sortent du sol et, dans le même
temps, les personnels ne sont pas renouvelés.
On nous contraint à des « normes de sécurité » qui
nous obligent à faire tout sauf notre mission essentielle. Passer 80% de notre
temps à justifier 20% de notre activité…
Les présidents de CME se révoltent. C’est trop tard. Les chefferies
de services ont été renouvelées. Il y a encore des abrutis pour croire encore
au pouvoir médical !
Je n’ai plus de jus, plus d’espoir. Le CNR est enterré.
Je suis vieux.