La chancelière allemande Angela Merkel s’est engagée jeudi a
accélérer le passage aux énergies renouvelables, dans un débat houleux
devant les députés, convoqué après le désastre nucléaire au Japon.
La
chancelière a également promis le soutien de son pays au Japon,
soulignant que "nous devons montrer au peuple japonais qu’il n’est pas
seul« face à »cette hallucinante catastrophe".
Mme Merkel, qui en
début de semaine avait annoncé l’arrêt immédiat, pour trois mois au
moins, des sept réacteurs nucléaires les plus anciens du pays, ainsi
qu’un réexamen de la sécurité de toutes les centrales nucléaires, a
affirmé vouloir utiliser les mois à venir "pour accélérer les
changements en matière énergétique« .
»Nous voulons arriver aussi vite à l’ère des énergies renouvelables. Tel est notre but", a déclaré Mme Merkel aux députés.
Elle
a mis au défi l’opposition, et surtout le parti des Verts, à ne pas
s’opposer à la construction de parcs d’éoliennes et à la modernisation
du réseau électrique pour distribuer l’énergie renouvelable au nom de
considérations écologiques.
Et elle a insisté sur le besoin de
résoudre rapidement la difficile question du stockage des déchets
nucléaires, affirmant "nous ne pouvons toujours remettre à demain et
rendre les générations futures responsable pour le traitement des
déchets radioactifs".
Par ailleurs, au vue de la situation au Japon le gouvernement
allemand « ne reviendra pas à la situation antérieure » une fois le
moratoire levé, a-t-elle souligné.
Prenant la parole à son tour,
le chef du Parti social-démocrate (SPD), Sigmar Gabriel, a déclaré :
« nous vivons aujourd’hui la fin de l’ère atomique ».
Au japon, la sécurité civile française a reçu l’ordre d’évacuer à 400km au nord de Fukushima, afin de ne pas être exposée au taux de radiations mortelles s’échappant de la centrale