Quand je
suis face à un raciste, je ne sais jamais trop bien quelle posture adopter.
Parce que, voyez-vous, un raciste peut, c’est du moins ce que l’on espère,
changer un jour ou l’autre sa vision du monde.
Alors j’hésite entre le langage soft, genre « Ne
croyez-vous pas, cher ami citoyen du sud, que votre vision du monde ait à souffrir
d’une défaillance chromatique qui vous empêche de distinguer les nuances dans
les blancs ? », ou le langage plus crû qui, lui, donnerait plutôt
dans le « Eh connard, t’as pas encore compris qu’un mec ou une meuf obsédé(e)
par le fric peut avoir n’importe quelle couleur ? Que la guerre
expansionniste quand elle n’est pas religieuse (et j’ai la bonté de te dire que
dans ce cas on l’appelle prosélyte), est (essentiellement certes) motivée par l’appât
du gain, comme chez n’importe quel patron à tendance esclavagiste (que l’on
retrouve je pense en très grand nombre dans les multinationales, genre
Monsanto) ? »